BERGER (ANDRÉ), sauteur de la troupe de Jean Restier, sur le théâtre duquel il parut pendant la foire Saint-Germain de 1756.
(Archives des Comm., no 145.)
BERNARD, entrepreneur de spectacles sur le boulevard du Temple et aux foires où il avait, dès 1769, un petit théâtre. Bernard faisait dans la perfection les tours de cartes et avait inventé un feu d'artifice sans poudre et sans fumée, qui s'exécutait au moyen de transparents peints et très-bien faits ; mais ce qui attirait le plus le public à la porte de son spectacle, c'était le paillasse qui faisait la parade extérieure. Il était très-habile grimacier et escamotait un enfant de six ans à la vue des spectateurs.
Du jeudi 8 juin 1769, huit heures trois quarts du soir.
Les nommés Bernard et de Neufmaison, maîtres de spectacle sur le boulevard, ont eu discussion et querelle ensemble cette après-midi et ils se sont dit des grossièretés, même étourdissant réciproquement avec leurs sonnettes d'appel : de manière que cela a fait sensation au public rassemblé devant leurs portes ; surtout après que le nommé Antoine Lechat, dit Bardini, faisant le rôle d'Arlequin chez ledit Neufmaison a eu menacé, de son mouvement, ledit Bernard de lui donner des croquignoles (1) et même, sur ce que nous déclare ledit Bernard, dit qu'il se battroit à l'épée avec lui et ayant ajouté qu'avec des croquignoles il ne s'embarrasseroit pas de son épée. Ce qui a pensé causer une émeute par ce public amassé, qui a même jeté des pierres aux gens qui étoient dessus la parade. Pour quoi et ayant appris par la bouche des susnommés les choses ci-dessus, nous avons enjoint auxdits Bernard et Neufmaison d'être plus tranquilles à l'avenir et ne se point quereller pour ameuter le peuple, ainsi que leur querelle l'a occasionné, à peine de fermeture de leurs jeux sur la récidive. A l'égard dudit Lechat, attendu qu'il s'est mêlé de ce qu'il n'avoit que faire, qu'il a menacé ledit Bernard de croquignoles quoiqu'il portât l'épée, de son aveu, et qu'il est accusé par ledit Bernard de lui avoir proposé de se battre avec lui, nous l'avons remis ès-mains de la garde de Paris, pour par elle le conduire au For-l'Évêque et l'y faire écrouer de police de notre ordonnance.
(Archives des Comm., no 3776.)
(1) Chiquenaudes, nasardes.

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See also: Parfaict Mémoires (1743), Le Théâtre de la foire à Paris, Calendrier des spectacles sous Louis XIV The WWW Virtual Library of Theatre and Drama. This project is supported by the British Academy, the AHRB, the UK Higher Education Funding Councils (HEFCE) and Oxford Brookes University, Oxford, United Kingdom. Copyright © 1996-2000 Barry Russell. All rights reserved. barry@foires.net. |