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Que l'amour-propre de ladite demoiselle Forest s'étant trouvé blessé de l'avertissement donné par le déclarant, elle s'étoit oubliée jusqu'à lui dire qu'il ne se donnât pas les airs de lui parler étant sur la scène. Le comparant lui ayant répliqué qu'il étoit son camarade et ne faisoit que remplir un devoir nécessaire en l'avertissant de se retirer un peu sur le derrière, ladite demoiselle, offensée de sa réplique, non contente de l'avoir injurié et outragé, se seroit permis de le menacer et de dire hautement qu'elle alloit porter plainte contre ce polisson-là en désignant le comparant et lui portant au droit de l'œil gauche un coup de la pomme de sa canne, qui est une badine de bambou à pomme de corne de cerf, garnie partie en cuivre et partie en or, lequel coup avoit été donné avec tant de force qu'il lui a fait une contusion de la largeur d'un pouce ou environ, suivant qu'il nous l'a fait remarquer. Et nous a représenté la canne de ladite demoiselle Forest comme pièce devant servir à conviction et nous a requis acte de sa déclaration (1).

Signé : BORDIER ; SIREBEAU.

(Archives des Comm., no 4686.)

Voy. MAYEUR (6 mars 1782).

BOUCHÉ (BARTHÉLEMY), né en 1756, acteur du boulevard, étudia d'abord la peinture, puis débuta sans succès à la Comédie-Italienne dans les Jeux de l'Amour et du Hasard. Il passa ensuite au boulevard et entra au théâtre des Élèves de l'Opéra. Il y a joué un valet dans l'Amour muet parle mieux, et huit rôles différents dans l'Écrivain public, pièces représentées le 9 avril 1780. Lors de la fermeture du spectacle des Élèves, arrivée peu après, Bouché s'engagea dans la troupe des Variétés-Amusantes et il en fit encore partie quand ce théâtre, devenu les Variétés tout court, eut été transféré, en 1785, de la rue de Bondy au Palais-Royal. Il a créé, entre autres rôles : Crispin, dans le Nègre blanc, comédie de Dorvigny, représentée le 16 octobre 1780 ; un jeune enthousiaste, dans Ésope à la foire, comédie épisodique en un acte, en vers, par Landrin, représentée le 30 juillet 1782 ; un juge des Enfers, dans les Caprices de Proserpine, ou les Enfers à la moderne,

(1) Voici quelle était ce jour-là la composition du spectacle des Variétés du Palais-Royal : 28e représentation du Revenant, ou les Deux Grenadiers, comédie en deux actes, en prose, par Desenne, précédée de l'Ami comme il y en a peu, comédie en trois actes, en prose, par Marin, et du Mari à deux femmes, ou le Valet à deux maîtres, comédie en un acte, un prose, par Evra.


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See also:
Parfaict Mémoires (1743),
Le Théâtre de la foire à Paris,
Calendrier des spectacles sous Louis XIV
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