trand qui étoit blessée à la jambe et, étant dans la loge pour s'habiller, elle dit à la fille dudit Bertrand qui est l'accusée, qu'elle venoit de voir sa mère qui étoit blessée à la jambe. Ladite fille fut voir sa mère ; quand elle fut revenue elle dit d'un ton méprisant en parlant de sa mère « La voilà bien malade ! » La femme du plaignant ne put s'empêcher de lui dire doucement : « Voudriez-vous que votre mère eût la jambe cassée ? » Sur quoi elle dit plusieurs sottises à sa femme et la menaça de lui casser la tête. Sa femme lui répondit : « Hélas ! vous ne serez peut-être pas si méchante. » Dans l'instant elle battit sadite femme de plusieurs coups de poing, notamment au milieu du dos et des reins, d'une très-grande violence. L'accusé, qui est présentement le mari de ladite Bertrand et qui, dans ce tems-là, lui faisoit l'amour, prit la femme du plaignant à bras le corps et la jeta tout étourdie sur une manne où on met des habits ; même ladite Bertrand prit un petit canon pour le jeter à la tête de sa femme, ce qu'elle auroit fait si il ne lui eût été ôté des mains ; et les personnes présentes les blâmèrent l'un et l'autre de leurs violences. Et la femme du plaignant n'a pas depuis ce tems retrouvé de santé, sentant de grandes douleurs dans le ventre, en sorte que mardi dernier elle est accouchée d'un enfant mort il y avoit quelques jours. Et comme sa femme est en danger de la vie par la violence que l'un et l'autre des accusés lui ont faite et qui a causé ledit avortement, c'est le sujet pour lequel il nous rend plainte (1).
Signé : DE LANNOY ; DUCHESNE.
( Archives des Comm., no 2322.)
DUPALAIS (Mlle), actrice foraine, faisait partie de la troupe de Restier, Dolet et Laplace associés, qui donnait des représentations à la foire Saint-Germain de 1724, et avait un rôle dans le Claperman, opéra comique en deux actes, avec un prologue, par Piron.
( Dictionnaire des Théâtres, II, 98.)
DUPARC (Mlle), actrice du boulevard, faisait partie de la troupe d'Audinot dès 1769 pour la danse et les rôles accessoires.
( Le Chroniqueur désuvré, I, 90.)
(1) Dans l'information qui fut faite en suite de cette plainte par le commissaire Duchesne, on entendit les témoins suivants : 1º Antoine Legrand, maître de danse, demeurant rue Montmartre, âgé de 33 ans, danseur chez Bertrand ; 2º Catherine Verneau, femme de Pierre Olivier, maître à danser, âgée de 23 ans, demeurant rue Saint-Louis au Marais, danseuse chez Bertrand ; 3º Françoise Olivier, fille, âgée de 21 ans, demeurant rue du Roi-Doré au Marais, danseuse chez Bertrand.

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See also: Parfaict Mémoires (1743), Le Théâtre de la foire à Paris, Calendrier des spectacles sous Louis XIV The WWW Virtual Library of Theatre and Drama. This project is supported by the British Academy, the AHRB, the UK Higher Education Funding Councils (HEFCE) and Oxford Brookes University, Oxford, United Kingdom. Copyright © 1996-2000 Barry Russell. All rights reserved. barry@foires.net. |