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chesne ; le Chat botté, ballet-pantomime d'Arnould Mussot. Après quoi les petits comédiens exécutèrent la Fricassée, contredanse très-égrillarde qui enchanta Mme du Barry. En 1775, le directeur de l'Ambigu-Comique faillit recevoir des coups de bâton au sujet d'une pièce satirique qu'il avait fait représenter à son théâtre et au sujet de laquelle les Mémoires secrets nous donnent les détails qui suivent : « 11 juin 1775. On peut se rappeler une facétie qui a couru cet hiver, intitulée : les Curiosités de la foire, où les filles les plus célèbres de Paris étoient désignées allégoriquement sous le nom d'animaux rares. Elles en furent cruellement offensées, mais ne purent se venger de l'auteur anonyme et qu'on soupçonnoit être le comte de Lauraguais. Le sieur Landry, poëte voué au théâtre d'Audinot, a imaginé de composer une petite pièce sur ce sujet et sous le même titre. Elle a été jouée il y a huit jours avec beaucoup de succès, quoiqu'elle ne vaille pas grand'chose. Mais les allusions piquantes sur des courtisanes connues avoient réveillé la malignité du public. La demoiselle Duthé, l'une d'elles, présente à la première représentation, en a été si touchée, s'y est reconnue si sensiblement, qu'elle en est tombée en syncope. Une telle anecdote a fait bruit. Les partisans de cette impure ont crié au scandale. Les autres filles ont fait ligue avec elle pour exiger la proscription de cette comédie abominable ; elles ont ameuté les petits seigneurs qui leur font la cour et ils ont été trouver l'histrion. M. le duc de Durfort, l'ancien amant de la demoiselle Duthé, portant la parole, a exigé d'Audinot de lui déclarer le nom du jeune poëte. Heureusement il a eu le courage de s'y refuser. Alors on lui a déclaré qu'il faisoit bien ; qu'on auroit donne cent coups de canne à cet imprudent, mais qu'il eût à cesser, lui, directeur, les représentations de cette infamie ou qu'on mettroit son théâtre en cannelle et qu'on le feroit périr sous le bâton. Le baladin n'a pas cru prudent de se compromettre avec des étourdis, et malgré l'approbation de la police et les désirs du public, la comédie ne se joue plus et les filles triomphent. »

Pendant les dix années qui suivirent (1775 à 1785), Audinot


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See also:
Parfaict Mémoires (1743),
Le Théâtre de la foire à Paris,
Calendrier des spectacles sous Louis XIV
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