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été faite, nous avons, pour satisfaire audit arrêt du conseil, déposé ès mains du sieur Prieur, caissier de l'Académie royale de musique, la somme de 5,469 livres huit sols faisant avec celle de deux cent soixante-cinq livres quatre sols par nous retenue pour les avances et déboursés et coût des minutes et expéditions des procès-verbaux par nous dressés à l'occasion des présentes, dont une pour ledit sieur Prieur et l'autre pour ledit sieur Audinot, coût de signification et dénonciation dudit arrêt du conseil, nos transports à ce sujet, droits de notre clerc pour lesdites expéditions et remboursement de papier marqué, celle totale de 5,734 livres douze sols à nous remise et déposée suivant les procès-verbaux des autres parts conformément aux intentions du ministre. De laquelle dite somme ledit sieur Prieur s'est chargé comme dépositaire jusqu'à ce que par M. le lieutenant général de police il en ait été autrement ordonné, etc., etc.

Dont et de quoi nous avons fait et dressé le présent procès-verbal.

Signé : PRIEUR ; VANGLENNE.

(Archives des Comm., nº 4995.)

VIII

Sur la requête présentée au Roi étant en son conseil, par Nicolas-Médard Audinot, propriétaire et directeur du spectacle de l'Ambigu-Comique, contenant qu'il vient soumettre à la décision de ce tribunal suprême une contestation peu digne sans doute de l'occuper, mais dont néanmoins par arrêt du 5 mars 1785, Sa Majesté a cru devoir lui réserver la connoissance.

Dans le fait, le suppliant forma en 1768 le projet d'établir à Paris un spectacle d'un genre nouveau. Ce projet fut approuvé du sieur lieutenant général de police et le suppliant obtint de ce magistrat la faculté de le mettre à exécution : il le fit d'une manière qui lui mérita les suffrages du public. Ses succès à cet égard sont connus. Peu de spectacles étoient plus suivis que le sien.

Les trois grands spectacles prirent de l'ombrage. Ils se plurent à hérisser d'obstacles la carrière nouvelle que le suppliant venoit de s'ouvrir. L'Académie royale de musique lui fit éprouver le plus de contrariété. On sait que les spectacles forains lui sont subordonnés et ont besoin de son agrément pour être mis en action. Elle fit valoir contre le suppliant toute la rigueur de ce privilége. Le suppliant céda à la nécessité, et pour s'assurer la paisible jouissance de son spectacle, il conclut avec les administrateurs le traité dont voici les dispositions.

« Je soussigné, entrepreneur du spectacle de l'Ambigu-Comique, m'oblige de payer à la caisse de l'Académie royale de musique la somme de 12 livres par chaque représentation de jour que je donnerai tant sur mon théâtre des boulevards que sur celui des foires Saint-Germain et Saint-Laurent, et 6 livres  


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See also:
Parfaict Mémoires (1743),
Le Théâtre de la foire à Paris,
Calendrier des spectacles sous Louis XIV
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