en est sorti avec une épée nue à la main, de laquelle il menaçoit le plaignant et se disposoit à l'en frapper, ce qui a mis lui plaignant dans la nécessité de tirer la sienne du fourreau ; et le public ayant aussitôt crié à la garde, ledit Baliquet a laissé tomber son épée, de suite l'a ramassée et a poursuivi le plaignant jusque dans un cabaret à bière où il se retiroit et de suite s'est évadé. Que la garde étant survenue, lui plaignant s'est rendu à elle et est venu nous rendre la présente plainte.
Signé : MAILLOT ; BAILLY.
(Archives des Comm., no 3765.)
BALMAT (CHARLES), né en 1764 , acteur du théâtre des Grands-Danseurs du Roi, en 1784.
L'an 1784, le mardi 27 janvier, du matin, sont comparus en l'hôtel et pardevant nous, Nicolas Maillot, etc., Charles Balmat, sauteur chez le sieur Nicolet, maître de spectacle sur le boulevard du Temple, et Caroline Duclos, sa femme, demeurant rue de Lancri, maison du sieur Givet, paroisse Saint-Laurent. Lesquels nous ont déclaré et dit qu'hier, sur les sept heures du soir, un particulier d'une quarantaine d'années, se disant garçon de théâtre chez ledit sieur Nicolet, est venu chez elle comparante avec un billet à la main, de la part, disoit-il, du comparant son mari, lui demander qu'elle lui donnât au plus vite un déshabillé de femme, une cravate, une chemise d'homme, une paire de souliers et deux grandes boucles d'argent, parce qu'il en avoit besoin au plus vite pour représenter un rôle de poissarde dans une pantomime qu'on alloit jouer. Qu'elle comparante a aussitôt cherché dans ses effets ce que son mari lui demandoit et ayant regardé précipitamment le billet que ce particulier lui a apporté, elle l'a retenu. Et ayant cherché dans ses effets elle y a trouvé un déshabillé composé du casaquin et du jupon de toile de coton blanc garni en mousseline, un mouchoir en angle de grosse mousseline pour former une cravate, une grande paire de boucles d'argent polies dans le milieu et ciselées sur les côtés, qui sont même ressoudées à différens endroits pardessous, et une paire de souliers. Que ce particulier lui a même dit, en lui faisant observer de mettre les boucles dans ses poches de crainte de les perdre, qu'il répondoit du tout, et cela avec une façon des plus hardies et des plus aisées. Que ce particulier est de moyenne taille, portant ses cheveux ronds sans frisures, vêtu d'un bonnet militaire fond blanc, avec différentes marques de couleur bleue, d'une veste courte couleur grise, une culotte de peau sale, bas gris et gros souliers dans lequel le pied étoit fort enfoncé, ayant les jambes écartées et rapprochées par les genoux et par les pieds. Que lui comparant étant rentré après le jeu, elle lui a demandé s'il rapportoit les effets qu'il avoit envoyé chercher, et il lui a dit qu'il ne savoit pas ce qu'elle lui

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See also: Parfaict Mémoires (1743), Le Théâtre de la foire à Paris, Calendrier des spectacles sous Louis XIV The WWW Virtual Library of Theatre and Drama. This project is supported by the British Academy, the AHRB, the UK Higher Education Funding Councils (HEFCE) and Oxford Brookes University, Oxford, United Kingdom. Copyright © 1996-2000 Barry Russell. All rights reserved. barry@foires.net. |