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ses désastres financiers son second mari, Pierre Charretier de Beaune, conseiller au Châtelet de Paris, qui abandonna tout son bien aux créanciers de sa femme, et dut, pour subsister, accepter la place de procureur général à la Louisiane, où il emmena Catherine. Malheureusement de Beaune se fit révoquer au bout de peu d'années, et il revint à Paris où il mourut. Catherine Baron, réduite alors à la dernière misère, fut obligée de solliciter l'emploi d'ouvreuse de loges à l'Opéra-Comique, dirigé à cette époque par le marchand de chandelles Honoré, et d'y exercer ces humbles fonctions jusqu'au moment où le gain d'un procès, qui lui attribua une rente de mille livres, lui permit de mener une vie moins précaire. Elle est morte vers 1736, à Paris.

(Mémoires sur les Spectacles de la Foire, I, 118. - Jal, Dictionnaire de biographie et d'histoire, 114, 164.)

I

L'an 1702, le lundi troisième jour d'avril, sur les huit heures du soir, en l'hôtel de nous Charles Bizoton, etc., est comparue demoiselle Catherine de Vondrebec, épouse du sieur Étienne Baron, comédien ordinaire du Roi, demeurant rue de Condé. Laquelle nous a fait plainte et dit que heure présente étant chez la dame de Martinengue, sa mère, rue des Quatre-Vents, elle seroit descendue sur la porte de la rue pour y chercher son laquais duquel elle avoit affaire, un particulier petit de taille, habillé de noir, se seroit arrêté devant ladite demoiselle plaignante et l'auroit regardée fort longtems sous le nez, ce qui l'auroit surprise et obligée de demander audit quidam le sujet pourquoi il la regardoit ainsi sous le nez, que cela étoit malhonnête et qu'il passât son chemin ; mais ledit quidam qui ne cherchoit qu'à lui faire insulte, soit qu'il ait été pris de vin ou autrement, lui auroit dit ces mots : « Je te veux regarder, gueuse ! » Le laquais de ladite demoiselle plaignante, qui étoit survenu, ayant dit audit particulier qu'il ne savoit pas à qui il parloit et qu'on n'ínsultoit pas les gens de guêt-appens comme il faisoit, ledit quidam lui auroit dit que si il en prenoit le parti il le maltraiteroit, et effectivement il se mit en état de le faire, et il seroit arrivé malheur si du monde, qui se trouva présent, ne l'en avoit empêché. Et comme une insulte de cette qualité mérite punition, elle se trouve obligée de nous rendre la présente plainte.

Signé : CATHERINE VONDREBEC ; BIZOTON.

(Archives des Comm., no 2462.)


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See also:
Parfaict Mémoires (1743),
Le Théâtre de la foire à Paris,
Calendrier des spectacles sous Louis XIV
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