paru être occupée par bas par un cordonnier, après lui avoir fait faire différens tours dans Paris, apparemment pour l'empêcher de connoître l'endroit où il la conduisoit. Qu'étant ainsi avec elle dans ce cabinet, il lui a fait différentes propositions et promesses, entre autres de se marier avec elle et obliger ses père et mère, par son absence de chez eux, d'y consentir et de lui donner à elle différens bijoux, comme montre d'or et tabatière d'or, ensemble une mandoline. Qu'il a fait tout son possible, tant par ses promesses que par ses caresses, de la voir charnellement et même, sur sa résistance et s'étant mis en colère, il lui a dit qu'il l'étrangleroit si elle n'y consentoit pas ; qu'il l'a même forcée à transcrire une lettre qu'il a faite par laquelle il paroissoit qu'elle l'avoit provoqué à l'enlever de chez ses père et mère et de la conduire où il voudroit. Qu'enfin, en continuant ses caresses et menaces, il l'a vue charnellement contre son gré et l'a retenue dans ce cabinet jusqu'au lendemain. Qu'ayant absolument voulu sortir de ce cabinet et s'en aller, il lui a dit qu'il alloit et il a été effectivement trouver ses père et mère auxquels il a avoué ce qu'il avoit fait et leur a demandé leur fille en mariage, après leur avoir juré et attesté qu'il étoit garçon, parce qu'il passoit pour être marié, en leur ajoutant que si ils n'y consentoient, et ainsi qu'il l'avoit dit à leur fille dans le cabinet, qu'il la retireroit de ce cabinet, l'emmèneroit en campagne où elle seroit ignorée de tout le monde. Qu'eux, père et mère, pour recouvrer leur fille, lui ont fait telles promesses qu'il a voulu ; et, sur ces promesses, il a emmené la mère dans une rue à elle inconnue, sans vouloir qu'elle entrât dans aucune maison, l'a fait attendre et enfin lui a amené sa fille qu'elle a emmenée chez elle, où est aussi allé ledit Riguegueri auquel ils ont continué la promesse de lui donner leur fille dans le cas où il ne seroit pas marié. Mais comme il est fort douteux qu'il soit garçon, ainsi qu'il l'a mis en avant, et que, d'ailleurs, il leur est revenu que ledit Riguegueri est un libertin qui a même voulu encore séduire et enlever ladite fille Marquis, ils ont été conseillés de nous rendre la présente plainte.
Signé : JEAN MARQUIS ; TÉRÉSA MEYNERA ; M. A. MARQUIS ; MAILLOT.
(Archives des Comm., no 3780.)
MARSET (LOUIS-PIERRE), danseur de l'Ambigu-Comique en 1782.
Voy. BEAUPRÉ.
MARTIN (DENIS), né vers 1713, compagnon imprimeur et acteur du jeu de l'Artificier hollandais à la foire Saint- Laurent de 1757.
Voy. ARTIFICIER HOLLANDAIS.

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