Guillaume Nicolet céda ses marionnettes à son fils cadet, François-Paul, et mourut le 30 août 1762 à l'âge de 75 ans. Jeanne Marlont , sa femme , lui survécut quatorze ans et décéda le 10 juillet 1776, à 70 ans.
(Magnin, Histoire des Marionnettes, 166, 167, 168. - Galerie historique de la troupe de Nicolet, par de Manne et Ménétrier, 2.)
L'an 1751, le samedi 20 février, six heures du soir, nous Antoine-Charles Crespy, etc., sommes, en exécution de l'ordre du Roi, en date du jour d'hier, à l'effet de nous transporter chez les sieur et dame Nicolet, cul-de-sac de l'Opéra-Comique, rue des Quatre-Vents, pour recevoir leur déclaration au sujet d'un vol qui leur a été fait et de constater les effractions qui se sont faites chez eux à ce sujet, transporté avec le sieur Philippe-Édouard Roullier, conseiller du Roi, inspecteur de police, rue des Quatre-Vents, cul-de-sac de l'Opéra-Comique, en une salle par bas occupée par lesdits Nicolet et sa femme, dépendance d'une maison appartenant à la dame Isoré, où étant, ont comparus par-devant nous Guillaume Nicolet, maître à danser, et Jeanne Marlont, sa femme : Lesquels nous ont dit et déclaré qu'hier au soir, vers les neuf heures, rentrant du jeu qu'ils tiennent à la foire St-Germain, ils n'ont jamais été plus surpris de trouver les portes et leur armoire ouvertes, quoiqu'ils les aient fermées, ainsi que le tiroir à droite et le milieu de ladite armoire cassé en partie. Que dans ledit tiroir il y avoit, savoir, dans un sac de toile, 651 livres, dans un autre petit sac environ 20 livres, dans une petite boîte de sapin, 15 livres, et dans une autre petite boîte aussi de sapin, 73 livres dix sols, dans un petit panier d'osier, 48 livres, et dans un autre panier d'osier plus grand, 96 livres ; le tout d'argent blanc composé d'écus de 6 livres, 3 livres, pièces de 24 sols et de 12 sols, qu'ils ont trouvé de manque dans ledit tiroir et qu'on leur a pris depuis six heures du soir jusqu'à huit à neuf qu'ils sont rentrés, sans savoir qui c'est ni qu'on leur ait pris leur argenterie qui étoit dans leur armoire ainsi que nombre de linge et autres effets. Que pour entrer chez eux, ce n'a pu être que par la fenêtre d'un petit cabinet servant de laboratoire audit Nicolet et donnant sur la cour de leur maison, parce qu'ils se sont aperçus que cette fenêtre, qui étoit calfeutrée avec du papier, auroit été levée au moyen d'un petit crampon de fer qu'ils ont trouvé déplacé, d'un carreau qu'on leur a levé et du papier qui calfeutroit les châssis et qui avoit été déchiré, etc.
Lesquelles déclarations lesdits Nicolet et sa femme affirment sincères et véritables.
Signé : NICOLET ; MARLONT ; ROULLIER, CRESPY.
(Archives des Comm., no 3391.)

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