qui étoit fort alarmée de la détention dudit Rousselet, après avoir fait, ainsi que les deux particuliers, différentes réflexions sur le parti qu'il y avoit à prendre pour procurer la liberté dudit sieur Rousselet, ledit Rousselet et ladite Agnus engagèrent lui plaignant à aller proposer audit sieur Bouclier de recevoir en nantissement, pour sûreté de la somme à lui due, plusieurs billets faits au profit de ladite Agnus par le sieur Granger, précédemment son pensionnaire, et sur lesquels elle avoit sentence de condamnation. Que lui plaignant, dans la vue de rendre service audit Rousselet, se transporta, avec un desdits particuliers qu'il avoit trouvé dans lesdites prisons, chez ledit Boucher, et lui proposa lesdits billets et sentence qu'il représenta, ladite Agnus les lui ayant confiés à cet effet ; et ledit Boucher les ayant refusés, lui plaignant les rendit à ladite Agnus. Que quelques jours après, ledit sieur Boucher lui ayant fait proposer par le sieur son fils de se rendre caution dudit Rousselet, de laquelle proposition ledit Rousselet et ladite Agnus ayant été informés par ledit Bouclier, ladite Agnus et ledit Rousselet, qu'il voyoit souvent dans lesdites prisons, employèrent toutes les instances les plus fortes pour le déterminer à leur rendre ce service ; et, sur ce que ladite Agnus remarqua par les discours que lui plaignant leur tint sur ce sujet qu'il n'étoit pas dans le dessein de le faire, ladite Agnus, pour émouvoir lui plaignant, dit qu'elle lui remettroit entre les mains pour sûreté de son cautionnement et nantissement les billets qu'elle avoit dudit sieur Granger, et les sentences qu'elle avoit obtenues contre lui. Que lui plaignant, dans la vue de faire plaisir audit Rousselet, accepta les offres de ladite Agnus, laquelle lui remit un paquet cacheté de quatre cachets en cire d'Espagne rouge, dans lequel elle lui dit avoir renfermé les billets et les sentences ci-dessus énoncés. Que lui plaignant, sur la confiance et sans examiner ce paquet, passa un acte, le 6 septembre dernier, par-devant Brillon et son confrère, notaires à Paris, entre les deux guichets desdites prisons du Grand-Châtelet, entre ledit Rousselet et ledit sieur Boucher, par lequel lui plaignant s'est rendu caution dudit Rousselet pour le principal et intérêts par lui dûs audit sieur Bouclier, auquel il fit une lettre de change de 131 livres pour les frais par lui faits jusqu'alors. Au moyen de quoi ledit Rousselet fut mis en liberté et a continué ses exercices chez le plaignant, lui a payé 68 livres à compte, ainsi qu'il résulte de la quittance qu'il lui en a donnée sur son registre. Que ledit Rousselet, qui se retire et demeure chez ladite Agnus, par un concert médité entre eux, pour enlever au plaignant le nantissement donné par ladite Agnus pour sûreté du cautionnement ci-dessus daté, ont depuis plusieurs jours employé beaucoup d'instances pour se faire représenter le paquet cacheté renfermant ledit dépôt, à dessein, selon toute apparence, de le lui enlever des mains. Sur le refus qu'il en a fait, ladite Agnus, accompagnée d'une particulière inconnue à lui plaignant, vinrent chez lui lundi dernier, et accablèrent le plaignant de toutes les sottises les plus atroces. Que ledit Rousselet vint le lendemain aussi chez lui plaignant, auquel il proféra les mêmes injures qu'il accompagna de différentes menaces, entre autres de lui passer son épée dans le corps. Que ledit Rousselet, n'ayant pu

|
Document location:
http://. Last modified: . See also: Parfaict Mémoires (1743), Le Théâtre de la foire à Paris, Calendrier des spectacles sous Louis XIV , The WWW Virtual Library of Theatre and Drama. This project is supported by the British Academy, the AHRB, the UK Higher Education Funding Councils (HEFCE) and Oxford Brookes University, Oxford, United Kingdom. Copyright © 1996-2000 Barry Russell. All rights reserved. barry@foires.net. |