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Laurent, séparé par le cimetière, une clôture de mur d'environ trois toises de distance du mur de séparation du derrière du jardin du sieur Boisseau. Ledit de La Joute nous a déclaré que, pour prouver un plus grand éloignement de l'église et du cimetière, il se soumet de ne construire la loge en question qu'environ à trois pieds du mur du jardin où est un berceau ; qu'il n'y aura aucune fenêtre, aucune vue ni jour tant aux derrières qu'aux côtés de la loge. Que le théâtre et les instrumens de simphonie seront placés du côté de la maison et non au derrière dudit jardin. Qu'il ne se fera aucune parade dans la rue au-devant de la maison, laquelle nous a paru avoir environ 15 à 16 toises de face sur la rue. Avons remarqué qu'il y a deux portes pour faciliter l'entrée et la sortie. Que ladite maison est éloignée d'environ 20 toises des portes de l'église et de la foire, et éloignée d'autant de la rue du Faubourg-St-Laurent. Nous étant en suite transporté en la maison de St-Lazare et de M. le curé de St-Laurent, leur ayant communiqué tant ladite requête que le présent procès-verbal, le sieur Boulard, procureur de la maison de St-Lazare, et M. le curé de St-Laurent nous ont fait réponse qu'ils ne prenoient nulle part à ces sortes de jeux et exercices, et ne pouvoient donner aucun consentement.

Signé : BOISSEAU ; DE LA JOUTE ; LEFRANÇOIS.

Vu la présente requête et le procès-verbal du commissaire Lefrançois, je requiers pour le Roi ladite requête être renvoyée à l'audience de la police. Fait le 21 juin 1708.

Signé : ROBERT (Procureur du Roi).

Et après avoir ouï le commissaire Lefrançois et vû le procès-verbal de l'état desdits lieux, nous avons permis auxdits La Joute et Selles de faire bâtir la loge en question dans le jardin du nommé Boisseau, etc., pour y faire leurs exercices en observant les règles de la bienséance, et se conformant aux ordonnances et règlemens de police. Ordonnons néanmoins que la présente permission n'aura lieu que pour la foire de St-Laurent prochaine, etc.

Fait est notre hôtel, le 23 juin 1708.

Signé : M. R. DE VOYER D'ARGENSON.

(Archives des Comm., no 3821.)

II

L'an 1716, le vendredi 4 septembre, dix heures du matin, est venu par-devers nous, César-Vincent Lefrançois, etc., Pierre de La Joute, bourgeois de Paris et machiniste ingénieur pour Sa Majesté, demeurant rue du Roi-de-Sicile, paroisse St-Gervais : Lequel nous a fait plainte et dit qu'il a pris à ses gages Jean-Philippe Christophe, Allemand de nation, pour faire voir à la foire St-Laurent, ses tours de souplesse et de force de corps. Qu'au lieu de satis-


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See also:
Parfaict Mémoires (1743),
Le Théâtre de la foire à Paris,
Calendrier des spectacles sous Louis XIV
, The WWW Virtual Library of Theatre and Drama.
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