son théâtre ou s'associa avec Nicolas Bienfait II, directeur des Petits-Comédiens dit Marais, rue Saintonge, près le boulevard.
(Dictionnaire des Théâtres, VI, 554. -- Magnin, Histoire des Marionnettes, 172.)
I
L'an 1741, le premier janvier, huit heures du soir, par-devant nous Louis Cadot, etc., est comparu Jean Prévost, joueur de marionnettes, à l'entrée de la rue Neuve-des-Petits-Champs. Lequel nous a dit que deux domestiques se sont présentés pour voir ses marionnettes, que l'un d'eux auroit payé 6 sols et l'autre 4 sols ; que ce dernier avoit voulu entrer aux places à 10 sols et que, sans sujet, comme des ivrognes, ils ont proféré des juremens effroyables, traitant le plaignant de Jean f..... en présence de plus de 20 personnes qui étoient entrées dans la salle pour voir ses marionnettes, ce qui a engagé lui comparant de leur faire rendre leur argent et en voulant les faire retirer pour empêcher aucune dispute ; qu'après avoir reçu leur argent, l'un d'eux l'auroit poussé violemment dans la rue et seroient ensuite tous deux tombés sur lui à coups de poing et de pied et lui ont déchiré sa chemise et sa veste de droguet de camelot gris, et que, sans le secours du guet qui est venu aux cris que le public a faits, il étoit exposé d'être assommé par lesdits deux domestiques qui ont été arrêtés ; et qu'il est survenu un autre particulier qui, impudemment, auroit dit au sergent du guet qu'il n'emmèneroit pas les deux domestiques qu'il n'eût rendu le chapeau à l'un d'eux. Lequel sergent, pour prévenir rébellion, auroit voulu arrêter ledit particulier qui s'est jeté sur ledit sergent, l'a terrassé, lui a déchiré son habit, ainsi que ledit sergent nommé Martial Corby nous l'a réitéré et fait voir son habit déchiré à l'épaule gauche d'environ de 5 ou 6 pouces ; dont il nous rend plainte ainsi que ledit Prévost des faits ci-dessus.
Signé : J. P ; CORBY.
Et ledit Prévost a seulement fait deux lettres qui sont un J et un P qu'il nous a dit être sa signature ordinaire. De signer sa signature entière l'avons sommé, ce qu'il nous a déclaré ne savoir.
(Archives des Comm., no 1425.)
II
L'an 1748, le lundi 18 novembre, quatre heures de relevée, en notre hôtel et par-devant nous François Merlin, etc., sont comparus messire André

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