A répondu que c'est chez la demoiselle Masson, danseuse aux Italiens, qui demeuroit aussi cour St-Guillaume.
Interrogée d'office si ledit Pujot étoit ami de la demoiselle Masson et si elle y alloit souvent ?
A répondu qu'elle n'en sait rien.
Interrogée d'office si elle l'a vu souvent chez la demoiselle Masson avant qu'il vint chez la répondante ?
A répondu que oui.
Interrogée d'office si c'est elle répondante qui l'a engagé à venir chez elle ou s'il y est venu de lui-même ?
A répondu qu'il y est venu de lui-même.
Pour quel motif ?
A répondu pour la société.
Interrogée d'office si elle connoissoit l'état du sieur Pujot quand il s'est présenté chez elle pour la société ?
A répondu qu'il étoit commis à l'Intendance.
Interrogée d'office si elle savoit quel étoit le revenu dudit sieur Pujot ?
A répondu qu'elle savoit qu'il avoit cent louis d'appointemens et que ses parens étoient aisés.
Interrogée d'office à quelle occasion ledit sieur Pujot a emprunté de l'argent à elle répondante ?
A répondu que c'est qu'elle lui a dit qu'elle avoit de l'argent et qu'il le lui a demandé.
Interrogée d'office si elle lui a demandé l'emploi qu'il en vouloit faire ?
A répondu qu'elle ne lui a pas demandé.
Interrogée d'office quelle somme elle lui a prêtée ?
A répondu deux mille écus.
Interrogée d'office s'il lui en a fait une obligation ou un billet ?
A répondu qu'il lui en a fait un billet.
Interrogée d'office si ledit sieur Pujot lui payoit l'intérêt de ces deux mille écus ?
A répondu que non.
A elle représenté d'office qu'il ne paroît pas naturel de placer deux mille écus entre les mains d'un homme qui n'est que connoissance sans stipuler l'intérêt, sans s'informer de l'emploi que doit faire de la somme l'emprunteur, sans s'assurer de sa solvabilité et suivre l'emploi qu'il fait de cette somme. Sommée de déclarer s'il n'est pas vrai que le prêt qu'elle parait avoir fait audit sieur Pujot, n'est que simulé et que ledit sieur Pujot ne lui a fait un billet que pour qu'elle fût récompensée soit après sa mort, soit après son mariage, de la complaisance qu'elle avoit pu avoir pour lui, surtout de l'avoir admis dans sa société ?
A répondu que le prêt est véritable, qu'elle savoit que ledit sieur Pujot étoit solvable.

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