nommé Jacques et ses gens et d'autres particuliers portant épée, auroient attaqué le plaignant et sa famille, disant qu'ils vouloient le percer à coups d'épée, le traitant de b..... de chien le long du chemin, en sorte qu'il fut obligé de prendre deux gardes pour le conduire. De tout ce que dessus nous rend plainte.
Signé : JEAN BERTRAND ; LEFRANÇOIS.
(Archives des Comm., no 3809.)
III
L'an 1689, le samedi 24e jour de septembre, huit heures du soir, sont venus par-devers nous, César-Vincent Lefrançois, etc., en notre hôtel sis rue Beaurepaire, Jean Bertrand, joueur des menus plaisirs du Roi, Marie Triboulet, sa femme, demeurant rue St-Denis : lesquels, en continuant les plaintes cidevant rendues, nous ont fait plainte et dit qu'Alexandre Bertrand et sa femme continuent journellement à insulter et faire insulter les plaignans depuis que la foire St-Laurent a commencé, et en sont venus à de telles extrémités que cejourd'hui, sur les quatre heures de relevée, étant devant leur loge à leur jeu, une compagnie étant prête à entrer chez eux, ledit Bertrand et sa femme auroient envoyé Jacques Desponti, leur gagiste, qui auroit arrêté une personne par le bras, disant : « Monsieur et Madame, n'entrez pas là, on vous coupera votre bourse et l'on prendra votre argent. Venez chez nous. » La plaignante ayant dit que cela étoit malhonnête, ledit Desponti auroit fait querelle à leur fille qui donne des billets et l'auroit frappée d'un soufflet qui lui auroit cassé le nez : la femme dudit Desponti seroit venue tout en colère et, sans savoir le sujet de la querelle, auroit commencé à frapper de deux soufflets ladite femme Bertrand, plaignante, la prenant par ses cornettes et cheveux et l'auroit traînée par terre, la frappant elle et son mari à coups de pied dans le ventre et soufflets, en sorte qu'étant grosse de sept mois elle se sent blessée. Non contentes de ce, ladite plaignante étant revenue de son évanouissement, ladite femme Desponti et la nommée Ladureau, chaudronnière, l'auroient poursuivie à sa loge, disant qu'elle étoit une p ....., une vilaine, une macq..... de sa sur, qu'elle l'avoit vendue, qu'elle étoit une chienne ; ce qu'elles répétèrent plusieurs fois ; les gens dudit Alexandre Bertrand venant sur les terres des plaignans, faisant des huées extraordinaires, menaçant les plaignans de les tuer ; en sorte que tout ce que la plaignante auroit pu faire, aidée de son mari, auroit été de venir par-devers nous nous rendre plainte de ce que dessus.
Signé : JEAN BERTRAND ; MARIE TRIBOUILLET ; LEFRANÇOIS.
(Archives des Comm., no 3809.)

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See also: Parfaict Mémoires (1743), Le Théâtre de la foire à Paris, Calendrier des spectacles sous Louis XIV The WWW Virtual Library of Theatre and Drama. This project is supported by the British Academy, the AHRB, the UK Higher Education Funding Councils (HEFCE) and Oxford Brookes University, Oxford, United Kingdom. Copyright © 1996-2000 Barry Russell. All rights reserved. barry@foires.net. |