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sent, à compter de l'ouverture de Pâques prochain, à l'Académie royale de musique la somme de 50,000 livres par chaque année pour prix de la location dudit privilége soit pendant le tems qui reste à courir du bail actuellement subsistant, soit pendant le cours des vingt années de prorogation à eux accordées par le présent arrêt. Laquelle somme de 50,000 livres sera payée à ladite Académie royale de musique entre les mains de son caissier par douzièmes, de mois en mois, et en outre à la charge par lesdits sieurs Gaillard et Dorfeuille de se conformer aux ordonnances et règlemens présens et à venir concernant la police des spectacles. Ordonne Sa Majesté que sur le présent arrêt toutes lettres nécessaires seront expédiées. Le 19 mars 1789.

Signé : BARENTIN.

(Reg. du Conseil d'État, E, 2653.)

Voy. LEMERCIER. MALTER (FRANÇOIS-DUVAL)

GALBAN (JOSEPH), sauteur et voltigeur du jeu de Gaudon à la foire Saint-Ovide de 1767.

L'an 1767, le vendredi 16 octobre, neuf heures du matin, est comparue en l'hôtel et par-devant nous Nicolas Maillot, etc., Marie-Josèphe Sabin, femme de Joseph Galban, sauteur et voltigeur, demeurant à la barrière du Temple chez le sieur Roger, marchand de vin à la Tour d'Argent : Laquelle nous a rendu plainte contre le nommé Gaudon, entrepreneur de spectacles sur le boulevard, chez qui ledit Galban, son mari, étoit : et dit que son mari s'étant blessé en faisant un saut dans son spectacle à la foire St-Ovide parce que la planche, qui étoit déjà cassée, a foncé sous lui et a passé à travers, le 19 septembre dernier, ce qui a fait qu'il n'a pu travailler les deux jours suivans. Qu'elle comparante fut le 23 du même mois chez le sieur Gaudon pour le prier de payer son mari et les deux jours qu'il n'avoit pu travailler attendu ses blessures et le mal qu'il avoit aux reins de sa chute. Qu'elle rencontra ledit Gaudon sur les boulevards comme il sortoit de chez lui, et ledit Gaudan lui fit réponse qu'elle n'avoit qu'à aller voir le sieur Richet, son associé ; que pour lui il ne se mêloit pas de cela. Sur quoi la plaignante lui dit qu'ils étoient donc tous deux des mangeurs de biens puisqu'ils la renvoyoient de l'un à l'autre. Sur quoi ledit Gaudon l'a traitée de g...., de p.... et d'ivrognesse. La plaignante se voyant ainsi traitée, lui jeta une motte de terre qu'elle trouva sous sa main mais qui ne l'attrapa pas ; mais ledit Gaudon continua de l'invectiver et lui cassa sur le dos une canne qu'il avoit à la main, ce qui lui fit de très-fortes contusions de sorte qu'elle fut obligée de se mettre au lit ne pouvant plus remuer et ce qui lui occasionna une maladie dans laquelle elle fut saignée deux fois. Qu'elle n'est pas venue nous rendre plainte parce que ledit Gaudon l'en a priée en lui disant qu'il paieroit et aussi les frais du chirurgien. Qu'elle s'est trouvée aujourd'hui obligée de nous la rendre attendu


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See also:
Parfaict Mémoires (1743),
Le Théâtre de la foire à Paris,
Calendrier des spectacles sous Louis XIV
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