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desseins pour le porter à l'appartement du plaignant en cherchant, comme un furieux, à enfoncer les portes à grands coups de pied à l'effet d'y surprendre le plaignant seul, l'égorger à son aise ou le contraindre à lui remettre ladite lettre de change qu'il avoit tant à cœur de lui arracher : Et que le sieur Vitalis, désespéré de ne pouvoir enfoncer la porte du plaignant, s'est déterminé à déguerpir de la place en jurant et menaçant le plaignant de le retrouver et de ne lui faire aucune grâce ; que comme le plaignant a tout lieu de craindre dudit Vitalis, qui depuis cet instant ne cesse de venir la plupart des soirées et des nuits autour de la maison du plaignant, avec d'autant plus de raison que cet homme paroît lié avec de mauvaises compagnies et des gens tellement dangereux qu'il menace de s'en servir pour conduire à la lanterne les plus honnêtes gens et notamment un sieur Brunet de Saivigné, qui pour raison de ce nous a été rendre plainte contre ledit Vitalis ; que d'ailleurs le plaignant a été sensiblement outragé en son honneur et réputation, etc., il a été conseillé de se retirer par-devant nous à l'effet de nous rendre plainte (1).

Signé : GARDEUR ; DORIVAL.

(Archives des Comm., no 1786.)

Voy. BEAUJOLOIS (Spectacle des).

GARNIER, acteur de l'Opéra-Comique aux foires Saint-Germain et Saint-Laurent de 1739, joua sur ce théâtre le rôle de Valentin dans les Noms en blanc, opéra comique en un acte, par Fromaget (9 mars), et celui de Rabatjoie dans Moulinet premier, parodie par Favart de la tragédie de Mahomet II, de Lanoue (15 mars).

(Dictionnaire des Théâtres, III, 12, 465, 513.)

GARNIER, dit LE MENTEUR, entrepreneur de spectacles aux foires. En 1751, Garnier avait une loge à la foire Saint-Germain et il annonçait en ces termes les amusements qu'il y offrait au public. « Le sieur Garnier fait voir un optique sans pareil et a choisi un nouveau joueur de gobelets français. Outre sa gibecière complète, il fait 100 tours de cartes qu'il peut démontrer par les principes. Son spectacle est augmenté de plu-

(1) Le 26 août 1789, on jouait aux Petits-Comédiens de S.A.S. le comte de Beaujolais : les Déguisements amoureux, opéra bouffon en deux actes ; l'Intendant supposé, comédie en deux actes, en prose, et la Politique à la Halle, opéra comique en un acte, en vaudevilles.


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See also:
Parfaict Mémoires (1743),
Le Théâtre de la foire à Paris,
Calendrier des spectacles sous Louis XIV
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