Congrégation de femmes à St-Nicolas, qui est un bourg à deux lieues de Nanci. Que dans ce couvent étoit une demoiselle Cailloux, sur d'une demoiselle Cailloux, femme du sieur de Laprairie, architecte à Nanci. Plus dépose qu'elle a connu ladite dame de Laprairie avant qu'elle déposante eût été mise dans les différens couvens. Que la déposante ayant été retirée pour toujours du couvent et revenue à Nanci, il n'y étoit question pour lors que de la suite de ladite dame de Laprairie avec le nommé Audinot, attaché au concert de la ville de Nanci. Que cette suite ne parut pas surprenante parce que ledit sieur de Laprairie étoit un ivrogne et qui maltraitoit souvent sa femme qui avoit été obligée de se séparer de lui pour vivre en son particulier. Qu'il y a environ onze ans les parens de la déposante la fixèrent à Paris où elle a épousé ledit sieur de Bourzeis. Que la déposante, quelque tems après son arrivée à Paris ne se fit pas une peine d'aller voir ladite dame de Laprairie, qui est née de parens honnêtes à Nanci. Que ladite dame de Laprairie demeuroit alors faubourg St-Denis avec le sieur Audinot que la déposante a reconnu pour être le même qu'elle avoit vu à Nanci. Qu'elle n'a point souvent vu ladite dame de Laprairie chez elle ; mais que, pour peu qu'elle ait été la voir, elle a toujours remarqué que l'on l'appeloit madame Audinot. Qu'elle a vu aussi dans le même appartement une jeune fille que l'on appeloit Eulalie et qu'ils lui dirent être leur fille et à laquelle ses père et mère apprenoient à danser et donnoient de l'éducation. Comme aussi que ladite dame de Laprairie est venue voir la déposante plusieurs fois. Qu'elle lui a fait part de tous les chagrins que lui donnoit ledit sieur Audinot et pour lesquels elle vouloit se séparer d'avec lui. Comme aussi dépose que la particulière que l'on connoissoit dans la maison du sieur Audinot, faubourg St-Denis, sous le nom de madame Audinot, est incontestablement la même personne qu'elle a connue à Nanci sous le nom de madame de Laprairie, sur de mademoiselle Cailloux, avec laquelle la déposante avoit été au couvent de la Congrégation. Comme aussi dépose que ladite dame de Laprairie, dans les différentes visites qu'elle lui a faites, lui a dit qu'elle n'avoit aucune part dans les différentes erreurs qu'il y avoit dans les extraits baptistaires des enfans qu'elle avoit eus dudit sieur Audinot puisqu'elle étoit dans son lit et que c'étoit sans doute la faute dudit sieur Audinot. Et enfin que ladite dame de Laprairie lui a dit qu'elle n'avoit jamais été mariée avec le sieur Audinot et qu'elle avoit repris le nom de madame de Laprairie.
Signé : BARABE ; JORON.
Du lundi 14 août 1775, dix heures du matin.
Dame Marie Pagni, veuve de Charles-Henri Buffault, marchand de vins à Paris, y demeurant enclos de la foire St-Germain, paroisse St-Sulpice, âgée de 74 ans, etc. : Dépose qu'en 1758 ou 1759, alors veuve du sieur Buffault, elle continuoit le commerce de marchande de vins, rue et vis-à-vis la grille du cimetière St-Laurent, en une maison dont étoit principal locataire le concierge de la foire St-Laurent. Que pendant la tenue de la foire St-Laurent

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See also: Parfaict Mémoires (1743), Le Théâtre de la foire à Paris, Calendrier des spectacles sous Louis XIV The WWW Virtual Library of Theatre and Drama. This project is supported by the British Academy, the AHRB, the UK Higher Education Funding Councils (HEFCE) and Oxford Brookes University, Oxford, United Kingdom. Copyright © 1996-2000 Barry Russell. All rights reserved. barry@foires.net. |