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société de cette Françoise Dubois. Qu'à la vérité il a entendu dire que, dans quelques-uns des extraits baptistaires des trois enfans que ledit sieur Audinot a eus avec ladite femme Laprairie, il est dit fille de Nicolas-Médard Audinot et de Françoise Dubois, mais qu'il a toujours cru que cette Françoise Dubois étoit la femme de Laprairie et la même que l'on appeloit madame Audinot. Plus dépose que lors de la séparation dudit Audinot et de ladite femme de Laprairie en 1769, ladite femme de Laprairie alla demeurer rue Villedo et emmena avec elle ladite Josèphe-Eulalie Audinot, sa fille ; que c'est à compter de cette époque que ladite femme de Laprairie quitta le nom de madame Audinot pour reprendre celui de madame de Laprairie. Que lors de cette séparation ladite Josèphe-Eulalie Audinot étoit déjà appointée au théâtre dudit sieur Audinot, son père, soit à la foire de St-Germain, soit sur le boulevard du Temple ; que ladite femme de Laprairie la conduisit exactement tous les jours au théâtre, et quelque tems après cette petite fille quitta sa mère et vint demeurer chez ledit sieur Audinot, son père, qui cessa alors de la faire jouer la comédie sur son théâtre pour lui donner l'éducation dont elle avoit besoin. Que son père la mit dans différens couvens et elle est encore aujourd'hui dans un de ces couvens. Plus dépose que pendant que ladite Josèphe-Eulalie Audinot a demeuré chez son père et dans différens couvens, ladite femme de Laprairie n'a cessé de la voir chez ledit sieur Audinot et dans les différens couvens dont ledit sieur Audinot avait soin de lui donner connoissance. Plus dépose qu'il n'a jamais eu connoissance que les noms de ladite femme de Laprairie fussent Françoise Cailloux et qu'au contraire au moyen des extraits baptistaires, dont il est ci-dessus parlé, il croyoit que ses noms de baptême et de famille fussent Françoise Dubois et que ce n'est que depuis peu de tems que ladite femme de Laprairie lui a dit qu'elle s'appeloit Françoise Cailloux. Plus dépose qu'il peut affirmer que ladite particulière, qui fut conduite chez lui au commencement de 1756 par ledit sieur son frère, est la même qui a toujours habité avec ledit sieur Nicolas-Médard Audinot, son frère, sous le nom de madame Audinot, jusqu'en 1769 qu'elle a repris le nom de madame de Laprairie et que c'est la même qui demeure encore rue Villedo sous le nom de madame de Laprairie.

Signé : AUDINOT ; JORON.

Du jeudi 17 août 1775, huit heures du matin.

Demoiselle Marie-Anne-Françoise Gilbert, épouse du sieur Louis-Jean Pin, marchand mercier à Paris, y demeurant rue de Tournon, paroisse St-Sulpice, âgée de 41 ans, etc. : Dépose que le sieur Pin, son mari, a depuis longtems été en liaison avec les deux frères dudit Nicolas-Médard Audinot ; que, par suite de cette liaison, la déposante a été dans le cas de faire connoissance avec madame de Laprairie que l'on appeloit alors madame Audinot ; que la déposante la vit pour la première fois lorsqu'elle demeuroit avec ledit sieur Audinot grande rue du faubourg St-Denis. Qu'elle vit dans leur maison deux jeunes filles, l'une que l'on appeloit Eulalie et l'autre Marie-Anne. Que depuis ladite


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Parfaict Mémoires (1743),
Le Théâtre de la foire à Paris,
Calendrier des spectacles sous Louis XIV
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