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Alexandre Placide, premier danseur du sieur Nicolet, demeurant rue du Pont-aux-Choux, à l'Hôtel Royal : Lequel nous a dit que, sachant que ledit de Bauri fréquentoit la demoiselle Quéli et pour éviter le bruit, il a remis sur l'escalier la clef de sa chambre audit Bauri avec lequel il est remonté chez la demoiselle Quéli, que ledit Bauri a frappée en présence du comparant qui a voulu la défendre ; mais que ledit Bauri a tiré à l'instant sur lui une lame d'épée hors de sa canne. Que le comparant a eu à peine le tems de barrer et de rompre. Qu'il est faux qu'il ait eu une canne avec un dard ; qu'il n'avoit qu'une canne d'épine sans apprêt et ne sait ce qu'elle est devenue.

Signé : A. PLACIDE.

Nous avons aussi trouvé dans ladite chambre Antoine Varet, portier dudit hôtel, qui a dit être accouru au bruit qu'il a entendu et a vu ledit Placide qui étoit entré avec une canne, en allonger un coup sur ledit Bauri, et les a séparés. Le sieur Lebreton et la femme Reine ont de même dit être venus au bruit qui s'est fait dans ladite chambre et ont séparé lesdits Bauri, et Placide, qu'ils ont été surpris de trouver avec la demoiselle Quéli, attendu que c'est contre leurs ordres si quelqu'un va coucher avec elle et qu'ils ignoroient qu'il y vint personne la nuit.

Signé : LEBRETON ; LACOUR.

Attendu ce qui résulte de ce que dessus, nous avons ordonné que ledit Placide sera conduit comme perturbateur du repos public ès prisons du Grand-Châtelet et que ledit Girard s'en chargera pour le remettre au premier officier du guet requis ; ce qu'il a à l'instant fait.

Signé : PIERRE.

(Archives des Comm., no 4308.)

III

De par le Roi

Il est ordonné à M. Guyot, commissaire au Châtelet, de se transporter accompagné du sieur Poisson, inspecteur de police, dans le logement du nommé Placide, à l'effet de faire une exacte perquisition dans ses hardes et effets, de saisir tous les objets qui lui paroîtroient être à l'usage de femme (autres que ceux qui seront reconnus appartenir à la demoiselle Sophie Edwards, lesquels seront remis à ladite demoiselle) et du tout dresser procès-verbal.

Signé : Louis.

Et plus bas : LE BARON DE BRETEUIL.

L'an 1788, le vendredi 29 février, sept heures du matin, nous Michel-Pierre Guyot, etc., en vertu de l'ordre du Roi à nous adressé par M. le


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Parfaict Mémoires (1743),
Le Théâtre de la foire à Paris,
Calendrier des spectacles sous Louis XIV
, The WWW Virtual Library of Theatre and Drama.
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