mons Eustache Pointu séjourner aux galères ou à Bicêtre en raison de ses escroqueries, et là réjouir les nobles habitans de ces endroits par de plates bouffonneries que Dorvigny aura soin de lui envoyer. Son absence le fera oublier entièrement ; les proverbes ridicules des Variétés iront au diable ; nous y verrons avec plaisir la bonne comédie prendre la place de ces sottises. Heureuse révolution tant désirée de tous les vrais connoisseurs, quand arriverez-vous ? »
(Journal de Paris, 18, 19, 27 novembre 1780. -- Le Chroniqueur désoeuvré, I, 111 ; II, 20. - Mémoires secrets, XIV, 130, 367 ; XV, 7, 60, 94 ; XVI, 65, 67, 312. -- Galerie historique de la troupe de Nicolet, par de Manne et Ménétrier, 127.)
I
Lundi 19 juillet 1779, 9 heures du soir.
Maurice Volange, acteur du spectacle des Variétés-Amusantes, demeurant porte St-Denis, arrêté par le sieur Suti, sergent de la division commandante, en vertu des ordres du magistrat (1). Pourquoi nous l'avons envoyé au For l'Évêque.
(Archives des Comm., no 5022.)
II
Jeudi 28 octobre 1779, 8 heures et demie du soir.
Maurice Volange, acteur du spectacle des Variétés-Amusantes, demeurant porte St-Denis, arrêté par le sieur Louvet, adjudant de la garde de Paris, pour être venu une demi-heure plus tard au spectacle pour y remplir son rôle, ce qui a été cause que le spectacle a été retardé et qu'on a été obligé de donner un ballet en attendant qu'il fût venu (2), ce qui a fait murmurer le public. Comme ledit Volange a déjà été envoyé par nous en prison pour pareil fait le 19 juillet dernier, en vertu des ordres du magistrat, nous l'avons envoyé au For-l'Évêque.
(Archives des Comm., no 5022.)
(1) Volange était arrivé trop tard au théâtre. On donnait ce soir-là à la représentation d'après souper, la seule où cet acteur jouât : Janot, on les Battus payent l'amende, proverbe par Dorvigny, précédé des Amours de Montmartre, tragédie burlesque, par Fonpré de Fracansalle, et le ballet des Jardiniers.
(2) On jouait le 28 octobre 1779, aux Variétés-Amusantes : Janot chez le dégraisseur, ou A quelque chose malheur est bon, proverbe nouveau, de Dorvigny, précédé de Janot, ou les Battus payent l'amende, proverbe par le même auteur, et des Amours de Montmartre, tragédie burlesque, de Fonpré de Fracansalle, suivie d'un ballet de caractère.

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