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délicatesse, sans moeurs, et qui regarde comme autant de plaisanteries les horreurs qu'il commet tous les jours ; ivrogne, joueur, je ne sais comment cet impudent coquin parvint à captiver les bonnes grâces de quelques personnes de distinction qui le rendirent un sujet détestable en l'accablant d'éloges complaisans et qu'il est bien loin de mériter ; car qu'est-ce que Volange en effet ? Un grimacier perpétuel qui doit à sa physionomie laide et basse les trois quarts de ses succès.... O mes concitoyens, vous l'avez vu, ce célèbre Janot, sur un des principaux théâtres de la capitale... Peut-on jouer plus ridiculement les Trois Fermiers, les Chasseurs et la Laitière et quelques autres rôles qui lui furent confiés par bonté et que l'arrogance lui fit accepter ? Ombre de Colalto, l'événement du début de cet histrion nous rappelle bien vivement la perte que nous avons essuyée : Que n'avez-vous pas dû souffrir en apprenant aux Champs-Élysées que les Trois Jumeaux étaient joués par un échappé de la parade et que votre place étoit occupée par cet insolent orgueilleux ? Aussi le public vous rendit justice ; l'affluence rendit son déshonneur complet. Encore tout dégoûtant du tonneau d'immondices dont il venoit de sortir, Volange fut trop heureux de reprendre au foyer de la Comédie-Italienne le costume vil et méprisable du savoyard élève de M. Ragot, qu'il avoit laissé par précaution et que la circonstance lui rendit fort utile. Au milieu des huées de la populace, les yeux couverts de son bonnet rouge, il regagna les tréteaux ou il s'étoit rendu célèbre, et, fier de l'enthousiasme public, il s'y maintient encore par l'insolence et la folle condescendance que le directeur de cette espèce d'antre de bohémiens a pour lui. Avec juste raison ses camarades le détestent. La manière indigne dont il les traite pour la plupart, ses procédés infâmes le rendent absolument le rebut de ceux qui le connoissent, et la prédiction que j'ai placée dans mon premier volume, à la fin de l'article qui le concerne, commence à se réaliser. On ne lui passe plus rien. Ce n'est plus ce Volange, cet acteur séduisant, vanté, fêté ; ce n'est plus qu'un bateleur ordinaire, et ses protecteurs étant détrompés, nous verrons sûrement


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See also:
Parfaict Mémoires (1743),
Le Théâtre de la foire à Paris,
Calendrier des spectacles sous Louis XIV
, The WWW Virtual Library of Theatre and Drama.
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