tomber lesdits cinq quidams sur lui, lesquels l'ont maltraité et excédé de coups. Qu'après l'avoir bien maltraité, ils l'ont fait entrer dans ladite maison dudit sieur de Pontau où ils l'ont encore maltraité de coups, étant par terre. Nous déclare que pendant la mêlée il a perdu cent sols ou six francs qui pouvoient être dans sa poche ; qu'ensuite la garde est venue, par laquelle ils l'ont fait arrêter. Pourquoi il nous rend la présente plainte.
Sur quoi, nous, commissaire, attendu les plaintes respectives des parties, les avons renvoyées à se pourvoir et avons fait relaxer ledit Cousin.
Dont et de quoi avons fait et dressé le présent procès-verbal.
Signé : BLANCHARD.
(Archives des Comm., no 3600.)
Sur la requête présentée au Roi étant en son conseil, par Joseph Guénot de Préfontaine, cessionnaire du privilége de l'Académie royale de musique, contenant que le sieur Boizard de Pontau s'étant trouvé, à l'expiration de son bail de l'Opéra-Comique arrivée en l'année 1743, redevable envers ladite Académie d'une somme de 33,660 livres, le sieur de Thuret, lors pourvu dudit privilége, se vit obligé de faire saisir et exécuter la salle que Pontau avoit fait construire rue des Quatre-Vents, faubourg St-Germain, pour les représentations de l'Opéra-Comique et par lui affectée en 1738 spécialement et par privilége au paiement de ce qu'il devoit alors et de ce qu'il pouvoit devoir dans la suite. Cette saisie ayant donné lieu à différentes procédures et Pontau en ayant pris prétexte pour faire paroître un nombre de créanciers simulés sous le nom desquels il se disposoit à épuiser toutes les ressources de la chicane, ledit sieur de Thuret fut conseillé, pour parer aux longueurs dont il étoit menacé, de se pourvoir devers Sa Majesté qui voulut bien, par arrêt de son Conseil d'État du 5 juin 1743, évoquer à Elle et à son conseil les contestations qui étoient pendantes au Châtelet de Paris ou au Parlement entre lui et ledit Pontau au sujet de l'exécution du bail passé entre eux le 26 janvier 1734, ensemble la saisie et exécution, vente et adjudication de la salle de la rue des Quatre-Vents, et le tout, circonstances et dépendances, renvoyé pardevant le sieur de Marville, lieutenant-général de police, pour par lui et tels officiers du Châtelet qu'il voudroit choisir être jugées définitivement et en dernier ressort au nombre de trois au moins, ainsi qu'il appartiendroit. Nonobstant cette évocation, Pontau a trouvé le secret d'éluder jusqu'à présent l'effet des poursuites faites contre lui tant par ledit sieur de Thuret que par le sieur Berger, son successeur. Il prétend même que l'Académie de musique doit lui tenir compte du loyer de sa loge à raison de 4,000 l. par an ; en sorte que, indépendamment des 15,000 l. de revenu qu'elle perd depuis trois ans par le défaut de location du privilége de l'Opéra-Comique, il lui en coùteroit encore par an 2,500 pour cette loge puisqu'il est de fait qu'elle n'en

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See also: Parfaict Mémoires (1743), Le Théâtre de la foire à Paris, Calendrier des spectacles sous Louis XIV The WWW Virtual Library of Theatre and Drama. This project is supported by the British Academy, the AHRB, the UK Higher Education Funding Councils (HEFCE) and Oxford Brookes University, Oxford, United Kingdom. Copyright © 1996-2000 Barry Russell. All rights reserved. barry@foires.net. |