retire actuellement que 1,500 l. C'est donc pour éviter la perte totale de la dette de Pontau, qui s'éteindroit par les loyers prétendus de cette loge, lesquels même pourroient surpasser si l'on étoit plus longtems à la faire adjuger, que le suppliant prend la liberté de se pourvoir ; requéroit à ces causes le suppliant qu'il plût à Sa Majesté, en subrogeant le sieur Berrier, lieutenant-général de police, au sieur de Marville pour l'exécution de l'arrêt du 5 juin 1743, autoriser le suppliant à faire vendre la loge de la rue des Quatre-Vents au plus offrant et dernier enchérisseur pour les deniers qui en proviendront être délivrés à qui il appartiendra. Vu ladite requête, ensemble ledit arrêt du 5 juin 1743 ; ouï le rapport. Le Roi étant en son conseil, ayant égard à la requête, a commis et subrogé, commet et subroge le sieur Berrier, lieutenant-général de police, au lieu et place du sieur Marville, pour procéder à l'exécution de l'arrêt du Conseil d'État du 5 juin 1743, Sa Majesté en attribuant audit sieur Berrier et aux officiers du Châtelet qui seront par lui choisis aux termes dudit arrêt, toute cour, juridiction et connoissance qu'elle interdit à toutes ses cours et autres juges. Permet Sa Majesté au sieur de Tréfontaine de poursuivre devant lesdits sieurs commissaires la vente et adjudication au plus offrant et dernier enchérisseur de la salle de la rue des Quatre-Vents pour les deniers qui en proviendront être délivrés à qui et ainsi qu'il appartiendra. Et sera le présent arrêt exécuté nonobstant opposition ou autres empêchemens quelconques pour lesquels ne sera différé. Le 20 septembre 1748.
Signé : DAGUESSEAU.
(Reg. du Conseil d'État, E, 2271.)
Voy. DELAMAIN. MONNET. OPÉRA-COMIQUE.
BONNET (Mlle), actrice du boulevard, reçut les leçons du comédien Mayeur de Saint-Paul et débuta tout enfant au spectacle des Élèves de l'Opéra. Elle y obtint beaucoup de succès, et fut surnommée l'Amour à cause du rôle de ce nom qu'elle avait fort bien rempli dans la petite pièce intitulée : Cupidon mouillé. En 1780, Audinot l'engagea à l'Ambigu-Comique, ce qui mécontenta beaucoup Parisau, directeur du spectacle des Élèves, qui, en plein théâtre, dans un compliment adressé au public, exhala tout haut sa mauvaise humeur. Piqué de ce procédé, le directeur de l'Ambigu-Comique adressa au Journal de Paris la lettre suivante :
« Messieurs, un honnête homme qu'on accuse publiquement de procédés malhonnêtes ne doit à lui-même de se justifier publiquement. C'est en plein théâtre et dans un compliment en

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See also: Parfaict Mémoires (1743), Le Théâtre de la foire à Paris, Calendrier des spectacles sous Louis XIV The WWW Virtual Library of Theatre and Drama. This project is supported by the British Academy, the AHRB, the UK Higher Education Funding Councils (HEFCE) and Oxford Brookes University, Oxford, United Kingdom. Copyright © 1996-2000 Barry Russell. All rights reserved. barry@foires.net. |