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qu'elle y seroit exposée. D'où l'on conclut que si elle étoit allée dîner chez ladite veuve Bertaud, sa belle-sœur, qui l'avoit invitée, il y seroit arrivé quelque querelle et peut-être quelque chose de plus sérieux.

La plaignante, ayant fait des recherches sur les registres de baptême de St-Nicolas-des-Champs, a trouvé différens actes de baptême d'enfans que l'on dit être de Louis Gagneur sous diverses qualités de maître d'hôtel, bourgeois de Paris, chef de cuisine, officier de maison, et d'Anne Olivier, son épouse, demeurant rue du Temple. Elle en a levé quatre en date des 30 août 1762, 7 janvier 1766, 31 mars 1767 et 23 octobre 1769. Elle assure qu'il est notoire que c'est son mari qui vit avec cette Olivier dite Placide à laquelle il donne publiquement la qualité d'épouse ; elle l'assure d'autant plus qu'elle a reconnu la signature de son mari sur le registre quoiqu'il ait pris le nom de baptême de Louis.

Et comme la plaignante n'a pu rendre plainte de tous les faits ci-dessus à chaque époque, qu'elle est en danger de sa vie, qu'elle a intérêt de se pourvoir contre sondit mari en séparation de corps et d'habitation, elle a été conseillée de nous rendre la présente plainte.

Signé : M. F. BERTAUD ; FERRAND.

(Archives des Comm., no 1266.)

GAILLARD, directeur de spectacles, commença par chanter à la Comédie-Italienne, puis administra les théâtres de Lyon et de Bordeaux. En 1784, le roi voulant améliorer la situation de l'Académie royale de musique et mettre l'administration de ce théâtre à même de suffire plus facilement aux dépenses que nécessitaient la mise en scène et les représentations, lui accorda le privilége des spectacles forains avec le droit d'en céder l'exploitation à un tiers. Gaillard et un directeur de spectacles de province nommé Dorfeuille se présentèrent et furent agréés. Devenus ainsi à la fois directeurs des Grands-Danseurs du Roi, de l'Ambigu-Comique et des Variétés-Amusantes, ils rétrocédèrent leurs droits, moyennant une assez forte indemnité, aux fondateurs des deux premiers théâtres, Nicolet et Audinot, et gardèrent seulement la direction du troisième, qu'ils transportèrent en 1785 du boulevard au Palais-Royal avec le titre de Variétés du Palais-Royal.

Ce ne fut pas sans peine que Gaillard et Dorfeuille arrivèrent à diriger paisiblement ce théâtre, les directeurs dépossédés par


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Parfaict Mémoires (1743),
Le Théâtre de la foire à Paris,
Calendrier des spectacles sous Louis XIV
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