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ont fait de lui nuire étant audit cabaret, elles ont tenu des propos contre l'honneur et la réputation de lui et de sa femme ; que le plaignant étant obligé de se trouver au cabaret fréquemment pour y rejoindre les gens de sa troupe et leur donner des instructions sur ce qu'ils ont à faire, et y ayant été à l'instant à cet effet, il a été apostrophé par la nommée Caumont, dite Versailles, laquelle l'a traité de jean-f....., lui a mis le poing sous le nez en disant qu'elle lui feroit donner des coups de pied dans le c.. ; que sa femme s'étoit laissé faire tout ce qu'on avoit voulu pour une montre d'or et que malheureusement elle avoit donné dans le pince-bec et qu'elle avoit été attrapée ; qu'elles ont tenu plusieurs autres mauvais propos injurieux qui l'ont obligé de faire requérir la garde pour les faire arrêter et les contenir. Observant qu'il est continuellement exposé aux railleries et insultes desdites revendeuses, pourquoi requiert qu'elles soient arrêtées et conduites en prison du Grand- Châtelet.

Signé : GOURLIEZ dit GAUDON.

Sur quoi nous commissaire, etc., avons fait amener par-devant nous lesdites particulières qui ont dit se nommer Marie-Anne Caumont, femme de Michel Cuel, sculpteur, demeurant rue de la Tonnellerie, et Françoise Platel, femme de François Codieux, milicien, demeurant rue Tirechappe ; Marguerite Lebel, femme de Nicolas Copin, sort de la Halle, demeurant rue de la Tonnellerie, toutes trois revendeuses, etc. ; après les avoir entendues, nous avons ordonné qu'elles seront, comme de fait elles ont été, relaxées.

Signé : MERLIN.

(Archives des Comm., no 2249.)

VI

L'an 1762, le trente mai, onze heures et demie du soir, en l'hôtel et pardevant nous Claude-Robert Coquelin, etc., est comparu le sieur François Seigneur, brigadier du guet préposé pour la garde des boulevards, lequel nous a dit qu'il a été requis par le sieur Gaudon d'arrêter et conduire pardevant nous un particulier pour être ordonné ce que de raison.

Est aussi comparu le sieur Claude-Pierre Gourliez dit Gaudon, entrepreneur de spectacles à Paris : Lequel nous a dit qu'il a fait un écrit double le 25 septembre 1761 avec le nommé François Dupuis, Italien, pour jouer à son spectacle à la foire St-Germain s'il étoit à Paris, et au cas qu'il ne pût pas être dans ce tems à Paris, pour jouer ainsi qu'il s'y est obligé à son spectacle des boulevards ; le tout sous les clauses et conditions déposées audit écrit dont ledit Gaudon nous a représenté un double que nous lui avons rendu ; que nonobstant l'engagement contracté par ledit Dupuis par ledit écrit, il ne s'est pas rendu au spectacle du boulevard au jour qu'il devoit y arriver, indiqué


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See also:
Parfaict Mémoires (1743),
Le Théâtre de la foire à Paris,
Calendrier des spectacles sous Louis XIV
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