par icelui, après Pâques ; que lui comparant, présumant que ledit Dupuis étoit en province, a été surpris de le rencontrer aujourd'hui sur le boulevard ; qu'ayant été instruit qu'il étoit arrivé hier et devoit partir demain, il a requis ledit Seigneur de l'arrêter pour le conduire devant nous et être par nous envoyé en prison pour, après qu'il y sera, être par M. le Lieutenant général de police ordonné ce qu'il jugera à propos. Lequel emprisonnement il requiert en conformité de ce qu'il a été observé pour pareil sujet vis-à-vis du nommé Richer, sauteur, qui s'étant engagé dans la troupe de lui comparant, avoit refusé d'exécuter son engagement.
Signé : GOURLIEZ dit GAUDON.
Avons ensuite fait comparoir ledit particulier arrêté qui nous a dit le nommer François Dupuis, natif de Larochelle, demeurant à présent rue St-Jacques à l'Écu-d'Orléans, et qu'il est prêt et est dans l'intention de servir ledit Gaudon dans son spectacle ; mais que, pour venir gagner 40 sols par jour, il ne pouvoit venir de soixante lieues ; qu'il ne seroit pas venu à Paris s'il n'avoit pas trouvé une occasion, et a signé en langue italienne, ne sachant autrement signer.
Signé : FRANCESCO POSSI.
Et attendu que ledit Dupuis ne nous a pas donné de raisons suffisantes pour excuse au défaut d'engagement avec ledit Gaudon, avons laissé ledit Dupuis entre les mains dudit sieur Seigneur qui s'en est chargé pour le conduire au For-l'Évêque.
Signé : COQUELIN ; SEIGNEUR.
(Archives des Comm., no 2936.)
VII
L'an 1764, le jeudi 16 février, sur les sept heures du soir, nous Gilles-Pierre Chenu, etc., ayant été requis, nous sommes transporté au corps de garde de la foire St-Germain, où les sergens de la garde nous ont dit qu'il vient d'être arrêté dans ladite foire un particulier venant de maltraiter une particulière, belle-mère du sieur Gaudon. Lequel Gaudon, présent, nous a dit que ledit particulier arrêté, étant venu à son spectacle, l'a demandé et lui a présenté une pièce qu'il a acceptée pour l'examiner ; que le spectacle fini, ledit particulier a redemandé sadite pièce que ledit Gaudon lui a rendue en lui disant que, dans ce cas, il devoit payer sa place, ce qu'il a fait en menaçant beaucoup ; que sortant dudit spectacle il a insulté la belle-mère de lui Gaudon, étant à la porte dudit spectacle ; qu'il s'est reculé, a pris sa canne à deux mains du côté du bout et lui en a porté du haut un coup sur la tête, l'a battue avec tant de violence qu'elle a perdu beaucoup de sang, ainsi qu'il nous est

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See also: Parfaict Mémoires (1743), Le Théâtre de la foire à Paris, Calendrier des spectacles sous Louis XIV The WWW Virtual Library of Theatre and Drama. This project is supported by the British Academy, the AHRB, the UK Higher Education Funding Councils (HEFCE) and Oxford Brookes University, Oxford, United Kingdom. Copyright © 1996-2000 Barry Russell. All rights reserved. barry@foires.net. |