apparu, ayant à ladite tête nue ouverture dont elle paroît souffrir beaucoup, ayant même, en notre présence, jeté les hauts cris entre les mains du chirurgien, de façon qu'elle n'a point été en état de nous parler. Nous rend ledit Gaudon plainte des faits ci-dessus.
Signé : GAUDON.
Et ayant fait venir par-devant nous ledit particulier arrêté, il nous a dit se nommer Gilles-Louis Hiart de Verdun, bourgeois de Paris, demeurant rue St-Paul ; que sortant du spectacle dudit Gaudon, ladite femme étant à sa porte l'a insulté et frappé ; que, dans son premier mouvement, il lui a lâché un coup de la canne qu'il tenoit à sa main, mais n'avait pas dessein de la maltraiter et qu'il proteste contre toute plainte.
Desquels comparutions, dires et plaintes nous commissaire susdit avons donné acte et en conséquence nous avons fait panser ladite blessée nommée la femme Letierce, dite Dartois, par le sieur Cazaux, chirurgien pour ce mandé, qui nous a dit avoir trouvé une plaie sur le coronal à la partie supérieure d'un pouce et demi de longueur, avec une contusion considérable qui donne a la malade des envies de vomir, ce qui prouve que la cause peut être dangereuse, et attendu le fait, nous avons envoyé ledit de Verdun au For-l'Évêque, etc.
Signé : CAZAUX ; CHENU.
Et le samedi dix-huit dudit mois de février sur les dix heures du matin, en l'hôtel et par-devant nous, Gilles-Pierre Chenu, etc., sont comparus ledit sieur Gourliez dit Gaudon, dénommé de l'autre part, demeurant à présent, pendant la tenue de la foire, rue Château-Bourbon, et Paul-Michel Letierce dit Dartois, cocher du sieur Germain, orfèvre du Roi, demeurant rue des Vieux-Augustins, mari et maître des droits de Anne Rendu, sa femme, qui est la blessée dénommée au procès-verbal de l'autre part : Lesquels nous ont dit qu'ils se désistent purement et simplement de la plainte par eux rendue, etc.
Signé : LETIERCE ; GOURLIEZ dit GAUDON ; CHENU
(Archives des Comm., 856.)
VIII
L'an 1765, le mardi 24 septembre, huit heures du soir, en l'hôtel et pardevant nous, Claude-Robert Coquelin, etc., est comparu Nicolas Duru, caporal de la garde de Paris, de poste aux Enfans-Rouges : Lequel nous a dit que le sieur Leroi, inspecteur des jeux sur le boulevard, lui a remis un particulier accusé d'avoir insulté le sieur Gaudon, pourquoi il l'a mené par-devant nous.
Est aussi comparu le sieur Pierre Gourliez dit Gaudon, entrepreneur de

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