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se retirent et Arlequin revient accompagné de Colombine et parle seul ; ils se retirent l'un et l'autre, Scaramouche vient et parle seul. Pierrot, Arlequin et Mezzetin surviennent, et Scaramouche, continuant de parler, leur adresse la parole sans qu'aucun d'eux réponde. Scaramouche se retire. Marinette entre et parle seule et se retire ensuite avec Arlequin. Colombine vient et parle seule et se retire ensuite avec Mezzetin qui étoit resté sur le théâtre. Le docteur parle seul et se retire.

Les violons jouent.

Arlequin paroît et parle seul.

Les violons jouent.

Le docteur paroît et parle seul. Il se retire, Colombine parle seule et se retire. Arlequin, qui est resté, parle seul. Le docteur survient sans parler. Arlequin continue de parler seul, et, s'étant retiré, le docteur, qui reste, parle seul. Le docteur se retire et Pierrot paroît qui parle seul. Le docteur revient avec Arlequin qui parle seul en présence du docteur, de Pierrot et de Mezzetin qui survient, et, tous s'étant retirés, les violons jouent.

Le spectacle se termine par les sauteurs.

Et nous, commissaire, avons remarqué qu'il n'y a, dans tout ce spectacle, que monologues de deux sortes : l'un d'un acteur ou d'une actrice qui parlent seuls sans adresser la parole à personne qu'aux spectateurs, et l'autre d'un acteur ou d'une actrice qui parlent aussi seuls et adressent la parole à un ou deux autres acteurs sans que les autres acteurs répondent.

Comme aussi avons remarqué que les récits qu'ils font sont tous morceaux coupés et presque sans suite et que les scènes n'ont aucune liaison les unes aux autres et ne forment aucune intrigue.

Dont et de quoi nous avons dressé le présent procès-verbal.

Signé : CAMUSET.

(Archives des Comm., no 1290.)

VIII

L'an 1711, le 7e jour d'août du matin, en notre hôtel et par-devant nous, Jean Demoncrif, etc., sont venus Paul Poisson, Pierre de la Thorillière et Pierre-Louis Dufey, comédiens du Roi, tant pour eux que pour leurs confrères : Lesquels nous ont dit qu'ils ont eu avis qu'au préjudice des arrêts du Parlement qui font défenses aux danseurs de corde de faire servir leurs théâtres à d'autres usages qu'à ceux de leur profession et de jouer la comédie de quelque manière que ce soit et d'autres arrêts du conseil du 17 avril 1709, qui fait défense au sieur Guyenet, donataire du privilége de l'Opéra, de communiquer son privilége aux danseurs de corde, la demoiselle Baron, femme du sieur Baron, comédien, et le nommé Allard et autres, représentent sur leurs théâtres des comédies qui ont pour titre, savoir, celle de la demoi-


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Parfaict Mémoires (1743),
Le Théâtre de la foire à Paris,
Calendrier des spectacles sous Louis XIV
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