parterre, et la demoiselle épouse du sieur Labarre, qu'il n'en avoit pas donné, joint à ce que ledit Lhéritier a dit lorsqu'on lui a soutenu qu'il n'avoit pas de billet : « Est-ce que vous vous f .... de moi ? » ledit Lhéritier est resté, ainsi que son épée, en la garde et possession dudit Faillou qui s'en est chargé pour, en exécution de l'ordonnance du Roi concernant la police des spectacles, le conduire ès prisons du For-l'Évêque.
Signé : LHIÉRITIER ; FAILLOU ; PONSARD.
(Archives des Comm., no 2671.)
IV
Documens relatifs à la réunion du spectacle de l'Opéra-Comique à la Comédie-Italienne.
(Voici ce que pensaient les Comédiens Italiens au sujet de l'Opéra-Comique avant la réunion définitive, car il y avait eu déjà des tentatives de fusion.)
« . . La seconde cause (des dettes immenses dont les théâtres sont accablés) provient d'un quatrième spectacle qui est l'Opéra-Comique, spectacle qui ne sert qu'à détruire le bon goût et à corrompre le talent de plusieurs auteurs qui l'auroient utilement employé à d'autres théâtres, spectacle forain qui, dans son origine, n'avoit droit de jouer que trois mois par an, savoir : six semaines pendant la foire St-Laurent et six semaines pendant la foire St-Germain. Il dure actuellement plus de six mois et obtient chaque année de nouvelles permissions pour prolonger ses représentations.
.......
« Le projet de réunion de l'Opéra-Comique à la Comédie-Italienne qui, malheureusement, n'a pas eu d'effet, a été un nouvel aiguillon pour le public, qui s'est porté plus que jamais à ce spectacle. On peut le dire à la honte de la nation, tandis que la Comédie-Françoise, avec de bonnes pièces et ses meilleurs acteurs, ne faisoit pas ses frais, les censeurs mêmes préposés par la police pour l'examen des pièces, ont paru être d'une indulgence plus qu'extrême pour celles qui devoient paroître sur le théâtre de l'Opéra-Comique, comme s'il devoit être privilégié et que les équivoques les plus fortes et qui souvent ne deviennent que trop claires par le jeu des acteurs, pussent être entendues sans rougir dans quelque lieu que ce soit (1).
(1) Il y a ici une allusion à l'approbation donnée le 16 août 1726 par l'abbé Cherrier, censeur des théâtres, à une pièce de Piron intitulée : le P....., ou la Rose, et qui s'appelle depuis : Les Jardins de l'hymen, ou la Rose. Malgré l'approbation du censeur, la pièce ne fut pas représentée alors et ce ne fut qu'en 1744 que Monnet la fit monter et jouer à l'Opéra-Comique. Au reste, voici la lettre que l'abbé Cherrier a écrite au lieutenant de police à ce sujet et dans laquelle il se montre franchement favorable à l'ouvrage : « Monsieur, la pièce intitulée : la Rose, pastorale comique, représente allégoriquement une jeune fille indécise sur le choix de plusieurs amans et qui ne se détermine que par l'inspiration de 1'Hymen : ainsi la conduite de la pièce ne mène qu'à une décence

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