Le Théâtre de la foire à ParisTextes et documents
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10. Glossaire
11. Bibliographie
12. Chronologie
13. Divers
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1676 (s.d.):Les Pygmées, premier spectacle de La Troupe royale des Pygmées, paraît au Marais. C'est un opéra de marionnettes "des figures humaines de quatre pieds de haut, richement habillées, en tres-grand nombre" qui vont "réciter, marcher, actioner comme des personnes vivantes... sans qu'on les tienne suspenduës." Nous reproduisons le texte du livret ici pour la première fois. Le privilège pour la troupe fut accordé à La Grille, chanteur de la Musique de la Chambre du roi, en mars 1675. Les chansons rappellent celles de Pierre Perrin, fondateur de l'Académie d'Opéra en 1669. Les machines volantes et les décors rappellent l'oeuvre du marquis de Sourdéac, qui, avec La Grille, participait à l'entreprise de Perrin jusqu'au moment où Lully leur enleva le privilège de l'Opéra. Le thème des pygmées rappelle Le Ballet dansé à Essaune, de 1656, pour la réception de la reine Christine de Suède, dont Beauchamp, maître de ballet pour Perrin et ensuite pour Lully, a fait la chorégraphie. Perrin lui-même emploie l'image des pygmées dans son Ballet des faux Roys : la quatrième entrée de la IIe Partie présente
Sourdéac s'y intéresse aussi? On ne sait pas, mais, vue l'importance des décors et des machines volantes dans Les Pygmées, et le fait que l'entreprise faisait opposition directe au privilège de Lully, c'est possible. Peut-être trouverons-nous une référence contemporaine à son intérêt dans cette épigramme collectionnée par Du Tralage :
("Alexandre" serait donc Alexandre de Rieux, marquis de Sourdéac; et "la victoire" faisait peut-être allusion, après la chute de la troupe, à sa défaite par Lully en rappellant la chanson dans Les Pygmées qui a pour refrain, "Victoire! Victoire! Victoire!") Voir aussi : 1676 mars 12:La Gazette d'Amsterdam annonce qu'on vend le livret des Pygmées. Voir MELESE (1934B) p. 163. 1676 (novembre 11?):Le deuxième, et dernier, spectacle de La Troupe royale des Pygmées paraît au Marais, sous le titre: Les Amours de Microton, ou les Charmes d'Orcan. Nous publions le texte du livret ici pour la première fois. Décrite comme "tragédie enjouée," la pièce est plutôt pastorale comique dans la manière de Pierre Perrin (fondateur de l'Opéra français), mort en 1675. Avec ses dix-neuf "chansons" et ses entrées dansées, on pourrait même dire que c'est un prototype de la comédie-musicale. Les personnages sont représentés par des grandes marionnettes qu'on a vu dans le premier spectacle, Les Pygmées, avec, semblablement, un corps de ballet vivant et des sauteurs - peut-être les mêmes qu'on verra en 1678 présenter Les Forces de l'Amour et de la Magie, dont les thèmes et les techniques font écho aux Amours de Microton. Voir aussi :
1675
1677
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. Last modified: . --> See also: Calendrier des spectacles sous Louis XIV, Parfaict, Mémoires... (1743) tome 1, tome 2 Campardon, Les Spectacles de la foire... (1877) The WWW Virtual Library of Theatre and Drama. This project is supported by the British Academy, the UK Higher Education Funding Councils (HEFCE), the AHRB and Oxford Brookes University, Oxford, United Kingdom. Copyright © 1996-2000 Barry Russell barry@foires.net. |